LA PLUME DE DAVID ALEXANDRE LIEBERMANN

Un rayon dans la nuit

​Je suis tombé un jour sur le chemin,
Genoux ouverts et le cœur plein de chagrin.
Tout abattu, le regard dans le noir,
J'étais tout prêt à pleurer mon espoir.

​Les nuages noirs se dressent droit sur moi,
Le ciel s'assombrit et me glace d'effroi.
L'orage éclate en un déluge ardent,
Faisant trembler le sol sous le tourment.

​Le sort s'acharne et brise mon destin,
Mes vieux remparts s'écroulent en un matin.
Dans ce grand gouffre où la nuit veut s'asseoir,
J'allais déjà prononcer l'au revoir.

​Mais une flamme a percé mon tourment,
Faisant cesser ce trouble en un instant.
Un rien suffit pour rallumer ma foi,
Même un seul soir, même une seule fois.

​Cette étincelle au milieu du néant
Rend de la vie au souffle défaillant,
Que je croyais perdu dans l'océan,
Au fond d'un puits oublié des vivants.

​Ce clair rayon franchit l'obscurité,
Ouvrant la voie à la tranquillité.
Un doux sentier s'improvise soudain,
Porté d'espoir vers un nouveau matin.

​Je me redresse et quitte mes sanglots,
L'aube dorée efface tous mes maux.
Mes yeux perçoivent un nouvel avenir,
Et sur mes lèvres renaît un sourire.


02.09.26

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