La main lourde de sens, immobile et timide,
C'est curieux que la voix reste muette et vide.
La douceur de ses notes et le bruit du silence
Dans l'ombre de la nuit luttent sans indulgence.
Ce sentiment confus remet tout à sa place,
Après avoir souffert sans en laisser de trace.
S'évaporer sans mot, glisser entre les lignes,
Et s'éloigner sans bruit sans laisser aucun signe.
Savoir au fond de soi, au plus profond de l'âme,
Qu'une histoire s'achève et s'éteint dans la flamme.
Les cris du désespoir résonnent dans la pierre,
Et les chemins témoignent d'une exode amère.
La main douce effleurant les touches du clavier,
Passe d'une lettre à l'autre sans hésiter.
Une riche musique résonne dans la tête,
Attendant son entrée comme un jour de fête.
Après le grand orage et les jours de colère,
Le calme enfin revenu sur toute la mer
Inspire la naissance d'une maturité,
Comme au bout du tunnel la douce liberté.
Le cœur enfin réchauffé ravive sa flamme,
Diffusant la joie pure qui libère l'âme.
Ces beaux sentiments cachés au fond de l'abîme
S'éveillent aujourd'hui au rythme de la rime.
Tout ton être s'élance et soudain met sa marche,
Poussé par un élan sous une nouvelle arche.
Le bonheur attendait tout au bout du chemin,
Semant les fleurs d'espoir pour un meilleur demain.
L'avenir s'offre enfin comme une belle déesse,
Remplie de pure lumière et de grandesses.
Le sourire retrouvé au bord de tes lèvres,
Fait revivre l'amour et apaise les fièvres.
L’âme délivrée court au-devant de l’aurore,
Célébrant chaque instant que le destin colore.
Les ombres du passé s’effacent dans le jour,
Pour laisser s’élever un hymne de retour.
Tout s’apaise et s’éclaire au terme du voyage,
La métamorphose est inscrite sur l'visage.
Libre d’être soi-même, entier et sans regrets,
S'avançant enfin vers un monde de paix.
07.08.26