Mouvement fragile et suspendu,
D'une infinie délicatesse,
Un pas dans l'air s'est étendu,
Retombe en nuage et caresse.
La musique ouvre le tableau,
Chaque instrument vient s'y mêler,
Faisant naître un frisson nouveau
Que les esprits voient s'envoler.
Sur les chevalets de bois clair,
Le décor peint prend de la hauteur ;
Il ouvre un chemin dans les airs
Vers d'autres mondes enchanteurs.
Dans la lumière enfin posée,
Le danseur entre avec ardeur,
Unissant le geste et l'écho
En un pur instant de splendeur.
Son corps dessine dans l'espace
Des arabesques de clarté ;
Le monde oublie le temps qui passe
Devant tant de légèreté.
Puis quand retombe le silence
Et que s'éteint le dernier son,
Reste l'empreinte d'une danse
Gravée en nous comme un frisson.
03.10.26