LA PLUME DE DAVID ALEXANDRE LIEBERMANN

L'écho d'une danse

Mouvement fragile et suspendu,

D'une infinie délicatesse,

Un pas dans l'air s'est étendu,

Retombe en nuage et caresse.

 

La musique ouvre le tableau,

Chaque instrument vient s'y mêler,

Faisant naître un frisson nouveau

Que les esprits voient s'envoler.

 

Sur les chevalets de bois clair,

Le décor peint prend de la hauteur ;

Il ouvre un chemin dans les airs

Vers d'autres mondes enchanteurs.

 

Dans la lumière enfin posée,

Le danseur entre avec ardeur,

Unissant le geste et l'écho

En un pur instant de splendeur.

 

Son corps dessine dans l'espace

Des arabesques de clarté ;

Le monde oublie le temps qui passe

Devant tant de légèreté.

 

Puis quand retombe le silence

Et que s'éteint le dernier son,

Reste l'empreinte d'une danse

Gravée en nous comme un frisson.

 

03.10.26

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