LA PLUME DE DAVID ALEXANDRE LIEBERMANN

Au dela de la nuit

 

Les repères tombent un à un soudain

Tels des dominos face à leur chagrin

Chaque barrière explose sans un bruit

En enfumant les ombres de la nuit

 

​Une étrange odeur peu à peu surgit

Quand la mort défie son vieil ennemi

Les nuages noirs s'abattent à terre

Nourrissant l'angoisse au fond des cratères

 

​Des ombres s'agitent autour de tes pas

Le vent de l'angoisse y glace tes bras

Nul tissu n'arrête un si rude tourment

Quand le fardeau pèse au cœur du néant

 

​Jusqu'à ce qu'au loin paraisse sa clarté

Une vive lueur fend l'obscurité

Une robe aux feux de mille comètes

Brille au pas feutré de sa silhouette

 

​Elle s'avance et pose un regard serein

Faisant reculer le doute incertain

Sa main tendue efface la douleur

Réchauffant enfin ton être et ton cœur

 

​Le silence s'apaise en son souffle d'or

Ranimant la flamme au sein de la mort

Chaque éclat d'étoile éclaire ton destin

Guidant enfin tes pas vers le matin

 

31.10.26

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