Toute la journée
Tu n'as qu'une pensée :
Terminer ton travail
Pour pouvoir rentrer au bercail.
Tu veux absolument le voir,
Le regarder, l'admirer,
Sans pourtant y croire,
Que ce petit ange est né.
Tu imprimes dans ta mémoire
La moindre de ses gesticulations ;
Tu ne peux t'empêcher de boire
Chaque grimace, chaque respiration.
Ce petit a rempli un vide
Dont tu ignorais l'existence,
Effaçant un goût acide
Qui te renvoyait dans ton errance.
La joie a envahi tout ton être,
À ne savoir plus où la mettre ;
Il est ta plus belle réalisation
Et te donne plein de palpitations.
Rien ne peut se comparer,
Et ton bonheur ne peut se taire ;
Tu dois absolument crier :
« Ça y est, je suis père ! »
02.04.2013