LA PLUME DE DAVID ALEXANDRE LIEBERMANN

Je suis père

Toute la journée

Tu n'as qu'une pensée :

Terminer ton travail

Pour pouvoir rentrer au bercail.

 

Tu veux absolument le voir,

Le regarder, l'admirer,

Sans pourtant y croire,

Que ce petit ange est né.

 

Tu imprimes dans ta mémoire

La moindre de ses gesticulations ;

Tu ne peux t'empêcher de boire

Chaque grimace, chaque respiration.

 

Ce petit a rempli un vide

Dont tu ignorais l'existence,

Effaçant un goût acide

Qui te renvoyait dans ton errance.

 

La joie a envahi tout ton être,

À ne savoir plus où la mettre ;

Il est ta plus belle réalisation

Et te donne plein de palpitations.

 

Rien ne peut se comparer,

Et ton bonheur ne peut se taire ;

Tu dois absolument crier :

« Ça y est, je suis père ! »

 

02.04.2013

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