LA PLUME DE DAVID ALEXANDRE LIEBERMANN

Premier bilan

Un demi-siècle est passé déjà

Me voyant gambader à tout va.

Je me suis vu toutes ces années

Ramer sur cette mer tourmentée.

 

Petit déjà, je devais être grand,

Me taire et faire face au tourment,

Endurer sans trop pleurnicher,

Me soumettre pour être dans l'entité.

 

Grandir et faire des choix cruels,

Me mettre dans des postures impossibles,

Et m'envoyer dans une tourelle

Pour enfin être pris pour cible.

 

Être l'arbitre de conflits

Où tu es tiré comme un élastique,

De l'un à l'autre entre les cris

Et des excuses pathétiques.

 

S'échapper enfin loin de tout cela,

Prendre de la distance et respirer,

Sortir la tête et explorer pas à pas,

Se sentir libre de pouvoir penser.

 

Découvrir ce que veut dire aimer,

Sans pression ni détour,

De pouvoir même décider

Ce que je pourrais faire un jour.

 

Confronter une première fois son passé,

Les émotions sont bouleversées,

L'hésitation se crée un chemin

Entre la mémoire et le chagrin.

 

Puis vint l'année de fou

Où tous les coups sont permis,

Faire la fête jusqu'au bout

Et se réveiller sans soucis.

 

Après que le dernier support soit tombé,

Te rendre compte qu'il faut changer,

Te mettre à rechercher ta moitié,

Et loin de toi, la trouver.

 

Suivent les années folles

Où le bonheur est au rendez-vous.

Il manque pourtant une accolade

Qui puisse lier ces moments doux.

 

L'attente prit son dernier élan

Avant d'apporter la tendre nouvelle

D'un avenir bien flamboyant ;

La nature est encore plus belle.

 

Et à l'aube de tes cinquante ans,

Tu fais ton premier bilan,

Et tu peux voir avec stupeur

Que tu as enterré toutes tes peurs.

 

19.02.2022


 

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