LA PLUME DE DAVID ALEXANDRE LIEBERMANN

Pilier

De temps en temps, dans la nuit,

Je pense à mes piliers perdus,

Sur qui je me basais au fond du puits

Pour me relever des batailles reçues.

 

Leurs visages me réconfortaient,

Tant d'amour ils imprégnaient,

Ils étaient mon bouclier,

Toujours là pour me protéger.

 

Je me souviens de leurs sourires

Et de leurs gestes tendres envers moi,

Ces moments de pur plaisir

Qui restent ancrés avec émoi.

 

Les soirées interminables de rami

Dans la douce brise de la nuit,

Les bons plats que nous faisait Mamie,

Que l'on dévorait sans bruit.

 

Elle était la base de notre vie,

L'honneur et la famille toujours devant ;

Le respect et l'honnêteté sont la survie,

Car sans tout cela, on est perdant.

 

Tous ces êtres chers maintenant disparus,

J’aurais voulu que tu les connaisses ;

Toi, mon fils, tu les aurais adorés,

Ils auraient été fiers de ta sagesse,

De ton courage et de ta volonté.

 

Eux qui ont connu la guerre

Et ont su survivre et exister,

Ils te bénissent au-delà des mers

Et du ciel dévoilé.

 

Car à travers toi, mon enfant,

C’est un peu de leur mémoire

Qui se chante par moments,

Et sur ton visage, parfois, je peux voir

Des expressions, des gestes d'un autre temps.


14.03.2022

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